Naissance de deux micro-fermes Bio

Actualité - 26/01/2017

Naissance de deux micro-fermes Bio

C’est avec un peu d’émotion, que Cabas Locos vous annonce pour cette nouvelle année, la naissance de deux petites fermes en agriculture Biologique.

                                                                                                                     
 
La FERME DES SIGOIRES à Correns, chez Cécile Penot
&
La FERME DE PRETUILIERE à la Celle, chez Judith Ricard


Ferme des Sigoires : (du nom de son lieu-dit)
Ça c’est ma copine Cécile ! Elle s’installe en maraichage sur petite surface, en planche permanente. C’est-à-dire qu’elle prépare des planches sur lesquelles elle va cultiver toute l’année. Les parties plantées seront toujours les mêmes et les passages ou passe-pieds, entre les planches, seront également toujours les mêmes. Cela demande beaucoup de travail au départ, bien plus que sur un mode de culture classique, mais après nous ne touchons plus au sol. Cela permet à la vie microbienne de se développer et de se réinstaller tranquillement (eh oui, au début ça a chamboulé un peu) mais après de ne plus être dérangé.
Grosso modo, on cherche à installer les vers de terre durablement, afin qu’ils fassent le travail du sol à notre place.
Ce qui rend la tâche encore plus titanesque, c’est que le terrain de Cécile est en pleine forêt. En fait, c’était de la pleine forêt !  Donc abattage d’arbre, mais dans la moindre mesure possible, avec pas ou peu d’accès, évacuation des déchets verts… et pour simplifier la tâche, foret principalement de résineux ce qui n’est pas forcément le sol idéal pour les cultures maraichères ! Des heures et des heures de ramassage de branches et donc apport de matière organique, apport de fumier et comme je vous rappelle,  l’accès n’est pas évident. Trimballage à la brouette de toutes ces matières-là, pour aller préparer de bonnes planches bien fertiles…

Travail TITANESQUE !! De la folie ? Pas du tout de la persévérance et  beaucoup de motivation ! Cette  fille la, c’est un super héros.

Et puis, il faut dire que l’accès au foncier n’est vraiment pas évident dans notre région pour les installations dites « hors cadre » c’est-à-dire lorsqu’on ne vient pas de  famille d’agriculteurs ou que l’on ne vient pas d’un parcours diplômant classique, donc, on fait avec ce qu’on trouve.  Et on fait aussi avec nos coups de cœurs…

Une forte amitié s’est créé, au fil de nos rencontres, c’était obligé ! J’ai essayé d’aider un peu Cécile comme j’ai pu (et elle me l’a largement rendu !) et nous avons partagé quelques moments de doutes, d’incertitudes, de découragement mais nous sommes redonnées mutuellement de la motivation quand les choses nous semblaient impossibles.

 Dans ces projets-là, sentir que l’on n’est pas seuls à se battre c’est important.
 
 
Ferme de Prétuilière : (du nom de son lieu-dit)

Ça c’est tout simplement ma petite ferme à moi 
! He oui, depuis le temps que je me passionne à suivre, encourager, accompagner certains producteurs… certains ne l’ignoraient pas, mais c’est aussi et surtout car mon petit projet à moi était là aussi, bien blotti au creux de mon cœur !

Seulement les aberrations et les aléas du système administratif de notre pays, (pour lequel nous devons tenir le palmarès !) n’a pas permis la mise en route de l’activité  l’année dernière.
Voilà aussi pourquoi, je n’ai pas lâché l’affaire et suis allée à la recherche des meilleurs produits possibles aux alentours… tout en me battant pour mon propre projet.

Cette ferme nait sur une terre toute nue, suite à un concours de circonstances un peu malheureux, en pleine plaine. Tout l’inverse de Cécile !
Mais nous partageons l’amour et le respect de la vie du sol, voilà pourquoi, malgré des possibilités d’accès permettant le travail avec des machines, j’ai choisi de tout faire à la main.

Il y a eu donc :
 Livraison de 70 tonnes d’amendement organique issu de matières végétales broyées, labellisés Bio. Cela a permis de faire une petite « couche » sur le sol, afin de ne plus y toucher, après le broyage et passage de machine très lourde qu’il a dû endurer, générant ainsi des pertes considérables au niveau du vivant. 
Donc patiemment étalé au râteau, déplacé à la brouette, j’ai constitué des zones de cultures, des mini buttes, ou des planches suivant les cultures prévues, pour qu’ici aussi, la vie du sol s’installe durablement et ne soit nullement troublée par les tassement.
Après une pause de quasi un an, indispensable après le gros « nettoyage » subi  par les parcelles, les vers de terre sont de retour, ainsi qu’un peu de végétation.
Quelques reprises des fruitiers sauvages qui autrefois peuplaient ce terrain, que nous allons pouvoir greffer avec des variétés plus productives/gustatives. 
J’entrevois enfin de nouveau ma ferme sur ce terrain qui était si verdoyant.
Le travail y est également titanesque. Mais les convictions profondes, nous donnent parfois accès à des ressources physiques inconnues ! Et heureusement que quelques bras amis, passent par-là de temps en temps, c’est bon, aussi pour le moral !!
Maintenant c’est environ 30m2 de fumier pailleux de cheval qui attendent d’entrer en action ! Tout un programme ! Avis aux amateurs ??
 
Pour conclure je dirais donc….  En route pour de nouvelles aventures !
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Nous allons essayer au fil de nos travaux, de publier quelques infos, photos de nos installations, plantations etc. Mais je ne garantis rien ! Le travail de la terre (ainsi que des paperasses !) est tellement chronophage.
Le mieux reste encore de passer nous voir !

Donc vos paniers dans tout ça ? Et bien cette année, ils seront, je l’espère, encore plus riches, plus divers !

Nous allons vous proposer plusieurs formules. Toujours sans obligation d’engagement, mais avec un petit abonnement pour ceux qui le souhaitent. Cela nous permettra de nous organiser au mieux.

Je vous souhaite à tous une très bonne semaine à venir